5 juillet 1962 ! Une date qui projette immédiatement images d’horreur et de trahison.
Des centaines de personnes massacrées dans les conditions les plus atroces et restées sans sépulture.
Des autorités à Paris et à Alger qui gardent un éternel silence. Qui en ce 5 juillet 2026 osera évoquer cette tragédie, exprimer de la compassion pour ces victimes et leurs familles ? En a-t-on seulement le souvenir ?
Qui expliquera la haine des tueurs ? Qui demandera pardon pour les ordres données par Paris ? Qui expliquera l’inhumanité du Général Katz ; il s’est abstenu de porter secours et pourtant s’est vu attribuer, le 4 août 1962, la croix de la Valeur militaire avec palme pour, entre autres, « avoir su rétablir et préserver avec force et dignité l’autorité légale et l’ordre public ».
Et qui, parmi ceux qui nous gouvernent, évoquera le nom de ces quelques hommes d’honneur entrés dans l’histoire, au premier rang desquels nous trouvons le Capitaine Rabah Kheliff ? Ce très grand français qui n’entrera pas au Panthéon.
Étreints par une indicible émotion nous nous souvenons de tout et de tous.
Très belle cérémonie au Quai Branly...
Episode peu glorieux d’ un pouvoir gaulliste pour qui la vie des Français d’Algérie importait très peu. C’est l’Espagne qui est venue secourir ces Oranais abandonnés en victimes expiatoires, et promis au couteau des assassins. Cela se vérifiera le 5 juillet
L’ANRO a commémoré ce 5 juillet 2023 à Sausset Les Pins
Bien entendu, cette année, ce douloureux anniversaire a donné lieu à des hommages dans tous les coins de France...Même si les participants sont de moins en moins nombreux, il est vital pour notre Histoire que nous puissions nous regrouper et nous souvenir...
Suite à une vague évocation du 5 juillet, au début 2022, par le Président de la République, force est de constater que cette tache est trop difficile à assumer, encore de nos jours, surtout après une édulcoration visant à ménager la chèvre et le choux par d’impayables historiens de circonstances.
Les commémorations n’ont jamais attiré nos frileux présidents, mais, la Grandeur était chez ces porteurs de drapeaux, si droits, si fiers malgré souvent, un âge très certain. Et pourtant, ce sont eux qui tiennent au bout de leur bras, le souvenir de cette journée de honte et l’honneur terni de nos politiques.