Comité de liaison (CLAN-R)

Entretien avec M. le ministre J.M Bockel

samedi 13 juin 2009 par François PAZ
Entretien du 11 juin 2009

Ayant constaté un mécontentement certain, et une totale incompréhension, suite à ses diverses déclarations, lors de son voyage officiel en Algérie, Monsieur le ministre Jean-Marie Bockel, a invité divers responsables de revues, journaux et sites internet Harkis et Pieds-Noirs, le 11 juin 2009, à un entretien, par lequel il souhaitait recentrer les propos qui lui sont attribués.

Cet entretien très cordial, n’a pas empêché les représentants de la communauté rapatriée de poser des questions précises.


Question :
« L’émotion ressentie, est très grande, suite à vos propos, largement repris par la presse Algérienne, et qui, figurants sur le site de l’Ambassade de France sont ainsi officialisés.
Démentez vous les propos que vous avez tenu ? »

J.M Bockel : « Dans ce déplacement officiel, je savais ce que je devais dire et ce que je n’avais pas l’intention de dire. Je n’ai pas cessé de répéter qu’il n’était pas question de repentance, en aucune manière, et à ce sujet, j’ai été extrêmement clair « 

Question :
« Nous avons entendu, que la loi de 1999 reconnaissant la guerre d’Algérie, a été votée pour marquer le conflit entre deux Nations, puis plus loin, il est question de « guerre entre nos deux pays ». Ces deux termes, concernant l’Algérie d’avant 1962, nous semblent mal adaptés.

J.M Bockel : «  Certains propos peuvent-être susceptibles d’interprétation négative, dans ce cas là, c’est ma parole devant vous qui prime ».

Question :
« Nous avons entendu « La valeur des combattants de l’indépendance », et s’il est possible que cela existe, il n’en demeure pas moins que le FLN représente avant tout, une série de crimes et d’horreurs qu’on ne peut pardonner. »

J.M Bockel :
« Je reconnais que dans cette tragédie, il y a eu les horreurs dont vous parlez, et elles ont été rappelées et soulignées par le Président Jacques Chirac, et si la phrase donne l’impression d’accepter l’inacceptable, je ne veux pas vous laisser sur cette impression.

Je ne fais pas partie de ces gens, qui en France, veulent récrire l’histoire, ou occulter certains faits.
Sur la question des massacres de Harkis, j’ai rencontré des familles de victimes, et des historiens Français, et à ce sujet, il y a d’utiles débats historiques.

Mes déclarations sur la colonisation m’ont mis, strictement, et mot pour mot, dans les phrases prononcées par le Président de la République. Il n’est jamais entré dans un propos de condamnation ou de repentance.
Nous devons cependant garder un climat de dialogue avec l’Algérie
 »

Question :
« Le fait de considérer que la guerre d’Algérie s’est faite entre deux nations, conforte les propos de M. Boutéflika, disant que les Harkis sont des traîtres et des collabos. »

J.M Bockel : «  En essayant de me mettre à votre place, je dis qu’on ne peut employer des mots qui ne traduisent pas la réalité historique, et dans mes paroles, je ne commets pas ce genre d’imprécision historique »

Pour la suite de l’entretien, veuillez ouvrir le Fichier PDF ci dessous

PDF - 89.2 ko
Suite de l’entretien

Aujourd’hui, dimanche 14 juin, l’interview litigieux est toujours en ligne, sans modification, sur le site de l’Ambassade de France....

Monsieur J.M Bockel avait bien noté notre confiance, il ne devrait pas oublier notre impatience...


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