Comité de liaison (CLAN-R)

Beaucaire, Rue du 5 Juillet 1962, c’est fait.

samedi 28 novembre 2015



Il ne reste qu’à remercier et féliciter monsieur Julien Sanchez maire de Beaucaire, d’être le premier à honorer les victimes d’un évènement qui a fait plusieurs centaines de morts et plusieurs centaines de disparus.

Cela fait 53 ans que nous demandons à ce qu’un fait sanglant comme celui-ci soit reconnu et porté à la connaissance de tous ; et pour clore une polémique qui n’a pas lieu d’être, nous serions tous très heureux que toutes les municipalités de tendances politiques différentes et même opposées, suivent cette voie de la Vérité et de l’Honneur.

Nous partageons tous l’émotion et la douleur de tous les faits récents qui ont endeuillé tant de famille. Nous avons nous aussi, porté un hommage pour toutes les victimes innocentes d’un terrorisme aveugle. Car nous aussi, nous avons connu ce même terrorisme aveugle qui a assassiné tant des nôtres.

Il y a longtemps que nous défilons derrière le drapeau tricolore pour les honorer, et ce drapeau a toujours été de toutes nos cérémonies du souvenir.

Ce drapeau ne nous a jamais quitté, nous ne l’avons jamais jugé excessivement patriote, et même "réac". Ce drapeau, nous ne l’avons pas ressorti, car il était près de notre cœur blessé parfois, par les moqueries et sifflets qu’une gouvernance pusillanime, n’a pas su combattre, par les utilisations indignes devenues "art", des esthètes à la dérive, voulant nous faire trouver sa profanation comme l’expression ultime et originale du niveau dans lequel était tombé la notion de Patrie.

Qui n’a jamais vu les rues d’Alger, d’Oran, de Constantine, de Mostaganem, de nos petits villages, pavoisés aux couleurs de notre Pays, n’a aucune idée de notre sentiment national et notre attachement à notre Pays.

Alors, enfin, plutôt que de subir des noms de rues honteuses, qu’une minorité, soufflant sur les braises encore ardentes de nos douleurs et de nos souvenirs, plutôt que de vouloir prendre pour réalité, une simple vue de l’esprit, confortable certes, pour oublier les civils abandonnés aux couteaux du FLN, les frères d’armes Harkis, dans les pires conditions de sadique sauvagerie, et oublier les cris d’une population Oranaise, les pleurs des enfants sacrifiés, dont le sang éclaboussant les rues, a marqué à jamais nos mémoires et leurs consciences.

Cette plaque est le signe qu’on ne peut pas cacher éternellement un crime d’état, et les responsabilités écrasantes des décideurs d’alors en fonction.

"SURTOUT, NE BOUGEZ PAS"

Cet ordre donné au général Katz, en pleine folie meurtrière, en plein pogrom anti-européen, qu’ une certaine déontologie lui imposait d’ignorer, de la part du général de gaulle, ne voulait dire pas autre chose que

LAISSEZ LES CREVER"

François Paz


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