5 juillet 1962 ! Une date qui projette immédiatement images d’horreur et de trahison.
Des centaines de personnes massacrées dans les conditions les plus atroces et restées sans sépulture.
Des autorités à Paris et à Alger qui gardent un éternel silence. Qui en ce 5 juillet 2026 osera évoquer cette tragédie, exprimer de la compassion pour ces victimes et leurs familles ? En a-t-on seulement le souvenir ?
Qui expliquera la haine des tueurs ? Qui demandera pardon pour les ordres données par Paris ? Qui expliquera l’inhumanité du Général Katz ; il s’est abstenu de porter secours et pourtant s’est vu attribuer, le 4 août 1962, la croix de la Valeur militaire avec palme pour, entre autres, « avoir su rétablir et préserver avec force et dignité l’autorité légale et l’ordre public ».
Et qui, parmi ceux qui nous gouvernent, évoquera le nom de ces quelques hommes d’honneur entrés dans l’histoire, au premier rang desquels nous trouvons le Capitaine Rabah Kheliff ? Ce très grand français qui n’entrera pas au Panthéon.
Étreints par une indicible émotion nous nous souvenons de tout et de tous.
« Un Peuple qui renie une partie de lui-même, qui s’humilie devant une faction de meurtriers et lui abandonne ses propres frères, voila ce que nous sommes devenus… ».
Dans notre souvenir, nous avons encore en mémoire les cérémonies du 26 mars 2012 à Paris, en ces lieux mythiques et sacrés, que sont la Cathédrale Notre-Dame de Paris et l’Arc de Triomphe, précédés de nos drapeaux en communion avec celles et ceux de l’Algérie Française.
Le Comité d’Entente des Associations Patriotiques apprend avec surprise que le Sénat va examiner, le 23 octobre 2012, une proposition de loi de 2002 visant à faire du 19 mars une journée nationale du souvenir et de recueillement de la guerre d’Algérie et des événements en Tunisie et au Maroc.
La Maison du Rapatrié de l’Isère, centre culture départemental, présente du 31 octobre au 11 novembre 2012, dans les salles de l’ancien Musée de peinture place de Verdun à Grenoble une exposition retraçant la vie des français en Algérie
Je savais peu de choses de mon père. Il n’aimait guère parler de lui-même et, sur son enfance d’orphelin, restait totalement muet. Il est mort à Nice, peu de mois après avoir été "rapatrié".
Après l’ouvrage de J.J.Jordi sur les Disparus, cette vidéo illustre de façon vivante et pleine d’émotion cette période que l’on a cherché à nier à tout prix. Quand à ceux qui demandaient, De quoi les Pieds-Noirs avaient-ils peur ?, ils trouveront dans ces images, la réponse à leur indécente question.
Le Mémorial National des Harkis, très beau et sobre monument du souvenir est né ce 29 septembre 2012 à Jouques dans les Bouches du Rhône.
Près de la célèbre fontaine de la Rotonde à Aix en Provence, le monument aux morts des Combattants d’AFN et d’Outre-Mer attendait l’Hommage National rendu aux Harkis et Supplétifs.
Alicante se souvient, 50 ans après, de la chaleur de cet accueil, que les exilés n’ont pas trouvé en Métropole...