5 juillet 1962 ! Une date qui projette immédiatement images d’horreur et de trahison.
Des centaines de personnes massacrées dans les conditions les plus atroces et restées sans sépulture.
Des autorités à Paris et à Alger qui gardent un éternel silence. Qui en ce 5 juillet 2026 osera évoquer cette tragédie, exprimer de la compassion pour ces victimes et leurs familles ? En a-t-on seulement le souvenir ?
Qui expliquera la haine des tueurs ? Qui demandera pardon pour les ordres données par Paris ? Qui expliquera l’inhumanité du Général Katz ; il s’est abstenu de porter secours et pourtant s’est vu attribuer, le 4 août 1962, la croix de la Valeur militaire avec palme pour, entre autres, « avoir su rétablir et préserver avec force et dignité l’autorité légale et l’ordre public ».
Et qui, parmi ceux qui nous gouvernent, évoquera le nom de ces quelques hommes d’honneur entrés dans l’histoire, au premier rang desquels nous trouvons le Capitaine Rabah Kheliff ? Ce très grand français qui n’entrera pas au Panthéon.
Étreints par une indicible émotion nous nous souvenons de tout et de tous.
23 Octobre 2012- Question écrite au Ministre des Anciens Combattants de Mme Valérie Boyer, députée UMP de la 1ère circonscription des Bouches-du-Rhône, pour maintenir la date du 5 décembre comme journée nationale d’hommage aux morts pour la France des combattants d’Afrique du Nord
Campagne nationale « 2008 – 2012 : Vérité et Justice pour les Français rapatriés »
L’Association de Soutien à l’Armée Française (ASAF) apprend avec surprise que le Sénat va examiner, le 25 octobre 2012, une proposition de loi de 2002 visant à faire du 19 mars une journée nationale du souvenir et de recueillement de la guerre d’Algérie et des événements en Tunisie et au Maroc.
Jean-Paul Brunet, auteur de Police contre FLN, le drame du 17 octobre 1961, affirme que Maurice Papon a eu le tort de se laisser surprendre par l’ampleur de la manifestation.
Bien que ce livre ne soit pas une production récente, il mérite notre attention car il met en lumière l’immense travail des médecins coloniaux au Maroc, mais nous pouvons imaginer qu’il fut aussi intense en Algérie et en Tunisie.
Marie-Claude Micouleau participe également de façon efficace et active à l’élaboration de Mémoire Plurielle, revue de Mémoire d’Afrique du Nord
Le 17 octobre à Paris est un évènement "métropolitain" de confrontation directe entre la police française, les autorités de l’état et « l’ennemi » du moment (1658 policiers contre 25000 manifestants algériens ordonnés et encadrés par le FLN qui en porte l’entière responsabilité puisqu’il a voulu défier les ordres de couvre feu de la Préfecture de Police).
Le 26.03.1962, dans son ordre du jour, le commandant de l’état-major général EMG, Houari Boumediene, proclame : « Le cessez-le-feu n’est pas la paix...La lutte continue jusqu’à la révolution... ».
Retenir la date du 19 mars 1962 c’est raviver les blessures et les souffrances des Harkis pour qui cette date marque le début de leur calvaire ainsi que celui du massacre de 80 à 150 000 personnes sans que l’armée française, encore présente, n’intervienne...
Il y a quelques jours s’est éteint à Bône/Annaba, Rachid Habbachi. Remarquable conteur, écrivain talentueux, il faisait vivre en Algérie le pataouète ou plutôt le parler bônois, plus précisément, pour utiliser une désignation à laquelle il tenait beaucoup, le Tchapagate.