5 juillet 1962 ! Une date qui projette immédiatement images d’horreur et de trahison.
Des centaines de personnes massacrées dans les conditions les plus atroces et restées sans sépulture.
Des autorités à Paris et à Alger qui gardent un éternel silence. Qui en ce 5 juillet 2026 osera évoquer cette tragédie, exprimer de la compassion pour ces victimes et leurs familles ? En a-t-on seulement le souvenir ?
Qui expliquera la haine des tueurs ? Qui demandera pardon pour les ordres données par Paris ? Qui expliquera l’inhumanité du Général Katz ; il s’est abstenu de porter secours et pourtant s’est vu attribuer, le 4 août 1962, la croix de la Valeur militaire avec palme pour, entre autres, « avoir su rétablir et préserver avec force et dignité l’autorité légale et l’ordre public ».
Et qui, parmi ceux qui nous gouvernent, évoquera le nom de ces quelques hommes d’honneur entrés dans l’histoire, au premier rang desquels nous trouvons le Capitaine Rabah Kheliff ? Ce très grand français qui n’entrera pas au Panthéon.
Étreints par une indicible émotion nous nous souvenons de tout et de tous.
Journée souvenir du 1er Novembre 1954, et journée du Souvenir pour nos défunts en Métropole ou restés en Algérie dans nos cimetières souvent profanés.
L’Espagne connait une terrible et cruelle fin d’année 2024. Des vies humaines (environ 200), et des dégâts sans fin, torturent en ce moment les consciences amies. Beaucoup des nôtres ont quelques racines en cette région de Valence, et nous nous sentons proches des victimes. Les Espagnols reconstruiront, puisqu’ils sont des bâtisseurs, mais la blessure restera. Qu’ils sachent que nous prions pour eux.
Après une période de vacances, je vous invite à nous retrouver sur notre Mémorial le 1er Novembre 2024. Nous pourrons ainsi parler de l’avenir de notre association et avoir aussi une pensée émue pour nos amis disparus.
L’Homme a su faire la "Der des Ders", qui ne le fut pas.
Les "Plus jamais ça", sont des postures qui ne règlent aucun problème, tant qu’on n’a pas su nommer le problème. Et l’Histoire se répète encore, et encore...