Comité de liaison (CLAN-R)

19 mars 1962- Déclaration de M. Hugues Dalleau, président de l’U.N.C

jeudi 14 octobre 2010

Aux yeux des juristes internationaux, ce document n’a donc jamais eu aucune portée juridique, autre que celle relevant de la pure symbolique.
Et c’est bien parce que ces prétendus « accords » n’ont jamais été signés, que bien des clauses essentielles n’ont pas été respectées, que le gouvernement français n’a jamais saisi le Tribunal International de La Haye.

Parmi ces clauses, jamais citées dans les manuels d’histoire, figuraient les « droits de propriété » des Européens d’Algérie qui devaient être « respectés » et, à tout le moins, faire l’objet de « l’octroi d’une indemnité équitable préalablement fixée ». Ces mêmes Français d’Algérie devaient disposer d’une « juste et authentique participation aux affaires publiques » et aux « diverses branches de la fonction publique algérienne ». Les textes officiels devaient être « publiés ou notifiés dans la langue française ». La « mise en valeur des richesses du sous-sol » saharien devait avoir « un caractère paritaire », etc…ainsi les bonnes intentions des « négociateurs » d’Evian ont conduit à l’enfer dont le « cessez-le-feu est pavé.

Plus grave, dès le 3 Septembre 1962 les troupes et les services spéciaux du Colonel BOUMEDIENNE, soutenu par Ben BELLA, renversaient le gouvernement de Youssef Ben KHEDDA.
Et les adversaires les plus résolus des prétendus « accords » étaient chargés de leur mise en œuvre !

Le seul résultat tangible fut que l’Armée française reçut l’ordre de rester dans ses cantonnements et de n’intervenir qu’en cas d’attaques directes au titre de la légitime défense.

Le champ était donc libre pour que la violence du Front de Libération Nationale (F.L.N.) s’exerce à l’encontre des civils Européens, des Harkis et assimilés. Dans l’année qui suit, il y eut plus d’enlèvement, d’assassinats, de disparitions, tant de musulmans pro-français que d’Européens ( FSE et FESNA) que durant toutes les années de guerre précédentes. En Juin 1962, malgré l’exode, environ 200 000 Européens entendaient demeurer sur place. A Oran, le 5 Juillet 1962, au lendemain de la proclamation d’Indépendance du 2 Juillet, plusieurs milliers furent massacrés. Environ 8 000 Européens furent enlevés durant l’année qui suivit.

En outre, à ce jour, les services du Ministère de la défense et du Secrétariat d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants ont recensé 534 militaires français « Morts pour la France » pour faits de guerre, bien que « hors guerre », puisque après le 2 Juillet 1962. (4)

Curieux « Cessez-le-feu » en vérité !


(4)- (439 entre le 19 Mars et le 1er Juillet 1962)


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