Comité de liaison (CLAN-R)

MAURICE FAIVRE : Les massacres de Sétif-Guelma en mai 1945

mercredi 3 mars 2010

Un exemple de désinformation historico-médiatique

La déclaration - malencontreuse et mal informée - de l’Ambassadeur de France à Sétif, le 27 février 2005, n’en finit pas de faire des vagues. Elle a été exploitée par l’ensemble de la presse algérienne, par le Président Bouteflika dans ses messages antifrançais du 19 mars et du 8 mai, par la Ligue des Droits de l’Homme, le PC et les historiens anti-colonialistes qui font campagne pour la repentance unilatérale de la France. Elle accompagne la protestation des professeurs d’Histoire contre la Loi du 25 février 2005, et les déclarations xénophobes des indigènes de la République.

Nombreux sont les historiens, français et algériens, qui ont fait et refait l’histoire de ces évènements. Les uns, dès 1949, se sont apitoyés sur les victimes européennes, en dénonçant la sauvagerie des insurgés ; plus tardivement, les apôtres du nationalisme algérien, ont accusé l’armée française et les milices civiles d’avoir conduit une répression inhumaine contre le peuple algérien, un véritable génocide.

Plus rares sont ceux qui ont recherché une vision impartiale des évènements, en s’appuyant sur toutes les sources disponibles : - les archives des autorités civiles et militaires - les enquêtes confiées à des arbîtres non partisans (le général Tubert et le Commissaire Bergé) - les témoignages des victimes des deux camps, avec une certaine réserve en ce qui concerne les récits recueillis 50 ans plus tard auprès des militants des deux camps....................

A Sétif, il paraît difficile de savoir qui a tiré le premier, mais il est certain que le scout porte-drapeau a été tué, et qu’il s’en est suivi des appels à tuer les Européens (27 victimes). Le calme fut rétabli à 11 heures du matin.

L’annonce de la répression, répandue dans la Kabylie des Babors, entraîna des appels au djihad dans le but de venger les frères ; plusieurs villages furent occupés par les kabyles insurgés : Kherrata, Amoucha, Périgotville, Sillègue et Chevreul, où ils se livrèrent à des destructions et à de graves violences ( 37 tués et une dizaine de viols).

A Guelma, l’interruption de la manifestation par le sous-préfet Achiary, le 8 mai au soir, entraîna le 9 mai des massacres d’Européens dans les villages et les fermes isolées, et l’investissement de la ville par des groupes de choc de 30 à 200 hommes armés, venus de Sedrata, Oued Zenati, Ain Beida, Khenchela et Tébessa.

Renonçant à engager les compagnies de tirailleurs contre leurs frères musulmans, Achiary constitua le 9 mai une garde civique à base de gaullistes et de syndicalistes, disposant de 70 fusils de guerre ; renforçant la gendarmerie et la police, cette milice interdit la pénétration en ville des commandos extérieurs, mais se livre à de nombreuses exécutions sommaires...........................

Maurice Faivre

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Les massacres de Sétif/Guelma 8 mai 1945
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